Bon, moi ossi j'ai fait l'exercice de Zoridae et sa bande. Ecrire comme si j'étais
dans la peau d'une meuf. Franchement, c'était pas facile. J'avais pas d'idées. Ke des clichés ki me venaient. Et puis finalement j'ai fait ça. Ca m'a bien fait marrer, mais forcément, vu ke j'connais ma soeur.
 
 

 

     J'attends et je tremble... J'attends dans leur chambre et ce n'est plus comme avant. Ses affaires me dégoutent. Je ne les vois plus pareilles... Leur odeur me dérangent.

 

     C'était le plus loyal de mes frères à mes yeux. Je l'aimais bien. Il me rassurait. En tombant sur son blog. Ca m'a tout détruit de lui. J'ai pas compris wallah... J'ai pas compris. Comment il peut être sale comme ça à l'intérieur. Un truc de malade, wallah !

 

     J'ai été sûre tout de suite... L'intuition. Et puis il y a eu les preuves. Quand il parle aussi de moi. Quand je reconnais l'histoire de notre enfance. La fois où je l'ai surpris, par derrière l'épaule de maman. J'avais pas tout compris à l'époque ; maintenant, je sais tout. Je suis servie... j'ai eu tous les détails sordides. Un truc de malade !

 

     Que c'est sale ce que j'ai lu de lui. Qu'est-ce qu'on a fait... Qu'est-ce qu'on n'a pas vu?.. Quand il laisse entendre qu'il faisait ça avec K et M, pendant qu'on dormait dans la chambre d'à côté. Si ça se trouve, mes autres frères sont encore plus dégueulasses. Et moi j'ai rien vu, wallah. Pendant vingt ans de vie chez nous, j'ai rien vu de sa puanteur ; je n'ai vu que son allure ; je n'ai vu que sa parure. Un monstre en habit de lumière qui s'est éteint dans mon regard de soeur.


     J'ai le coeur qui s'emballe à l'idée de lui parler. J'ai préféré l'attendre dans la chambre. Je ne voulais pas rester avec sa femme, ça m'aurait donné envie de pleurer. C'est trop grave là. J'suis choquée ! wallah !

 


     Avant, j'aimais bien le prendre dans mes bras. Devant la télé, c'est lui qui venait se blottir contre mon sein. Le temps qu'on a passé l'un contre l'autre. Il était encore pur, j'en suis sûre. C'était mon petit frère. Après, je l'ai trouvé réfléchis. Sage. Moderne c'est sûr, mais pas au point d'être déjanté. Les images du blog me reviennent : un truc de malade. J'ai la nausée. Ses fringues, son lit me dégoutent. Je n'ose pas m'y asseoir. Le cuir de son blouson là me retourne le coeur. J'ai l'odeur de son ancienne chambre qui revient à mes narines. Le matin, quand ils y avaient dormi tous les quatre. Je venais aérer. Je crois que je vais vomir.


     C'est un garçon que je sens dans mon ventre. Il ne sera pas comme lui, hamdoullah. Il ne sera pas comme eux. Les hommes de ma famille sont des tarés. Et Wajdi, c'est le diable de la bande ! Je n'arrive pas à y croire.

 

     Cette grossesse m'éloigne de mon corps alors qu'elle devrait m'en rapprocher. Je le sens qui bouge déjà. Il doit sentir le stress. Je ne vais pas les laisser en faire un monstre à leur image. Je le protègerai du vice.


     Mon frère est un lubrique et j'ai rien vu. Il raconte au lieu de le cacher. La honte sur lui pour cinq générations ! C'est tellement obsène de raconter quand ça devrait pas exister. C'est horrible. Il n'y a plus d'amour dans ce qu'il est devenu. Quand je pense que je lui ai présenté mes amies les plus chères, avant qu'il rencontre sa femme... Il me semble si loin quand on était si proches.


     Je vais lui faire avouer. Je veux voir ce qu'il va dire ce zwamel. J'espère qu'au moins il n'a jamais joué le rôle de la femme... Ca me dégoute ! J'veux le faire sortir de moi. Qu'il ne fasse plus partie de la famille. Le zaper. Détruire le blog pour que ça n'existe pas !


 

     Je tremble de ce moment mais je veux lui parler. J'ai la haine contre lui. C'est ce qui me donne cette envie de vomir. Je suis triste de le perdre. Mon petit prince. Ce monstre de frère. Je ne voulais pas qu'il soit autrement !

 

 

     J'entends ses pas, comme si c'était le diable... Les yeux vers la porte, déchirée de l'intérieur. Mon mascara a coulé sur ma joue. Pour la première fois je crois, le regard de mon frère me fait peur.



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        Voila le dernier film dévoilé, comme si c'était mon intimité ke je livrais. Comme si je la partageais pour  m'en défaire. Comme si je vous la confiais pour faire de vous... des frères.
 

 
 
        Maintenant que vous avez squatté tout un festival sans payer l'entrée, va falloir vous acquitter d'une petite taxe : le prix spécial du jury sera attribué au film ki vous a le plus séduit.
 
        Allez-y à l'instinct. On se fout de savoir si vous avez décidé en fonction de votre coeur, de votre sexe ou de votre tête. Mais vous ne pourrez voter qu'une fois, pour un seul film. Donc pesez bien votre clic !
 
 
 
 
 
Les résultats seront délivrés en même temps que le palmarès officiel.
 
 
 
 

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      Pour finir, un sujet aukel je suis sensible.




Catégorie : La vie sans ça


Starcrossed
de James Burkhammer
 




 
 

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Catégorie : Avant la vraie sexualité.

 


Mon copain Rachid
de Philippe Barrassat





 
 
 

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Catégorie : Avant la vraie sexualité.





Freunde - The whiz kids
de Jan KRUGER




 
 
 

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Catégorie : la vie sans ça.




Dirty slapping

d' Edouard Molinaro




 


 
 

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Catégorie : Intimité chez les ch'tis.






Un qui la filme
de Jean-Baptiste Delannoy






 
 
 

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Catégorie : la vie sans ça.



Blue
de Remy Schepers








Constitution du jury du festival :  Nous constituons le jury ki filera les prix aux huit courts metrages en compett. (Ca fait sérieux on dirait k'on est 15 à gérer ce blog). J'ai déjà Xelias comme président du jury, et deux membres : Fiso et moi. Il nous faut encore deux membres.
La seule contrainte : voir les huit court-metrages, et participer à un débat msn à 5, entre le 20 et le 30 mai. Donc si ca vous dit, soyez pas timides. Faites le moi savoir par comm ou par mail en cliquant sur 'contact' tout en bas de cette page.


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Catégorie : la vraie vie, les vrais sentiments.
   

Petite faiblesse
d'Arnault Labaronne









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     Cette semaine, avec Le Festival de l'intimité cachée, on sort un peu des films de karaté. J'vous passe chaque jour un nouveau joyau de la sélection.

     Vous pourrez voter en fin de semaine et bien sûr donner votre avis d'intello ou de nase, et toutes les élucubrations sociologiques ke vous allez vouloir trouver dans chacun des courts métrages qui vous sont présentés.

     Les prix ? A la fin du mois. Mais la sélection est déjà un palmarès.

     Aujourd'hui, un film qui tue sa mère.
 
     Bon festival !



Catégorie : Comédie à la Desperated Housewives.


Le garçon à sa maman
de
Katarina LAUNING






 
 
 
 
 
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       Grace à ce petit boitié (900 €) tu peux virer les "batards de la cité d'à coté" ki tiennent les murs de ton pavillon, sans descendre les voir pour leur parler.
 
        T'inkiet pas pour tes oreilles, les ultrasons k'il émet ne sont audibles ke par les cons jeunes.
 
        Malheureusement, la justice n'autorise pas son utilisation en France. Mais le Ministère de l'Identité Nazionale, des Murs Propres et des Trouillards va peut-être nous chier une nouvelle loi ki te permettra de l'installer.
 
      Faudra kan même faire gaffe à pas t'électrocuter en le posant.
       
 
 
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Jean :  Tu avais fait quelque chose qui te pesait encore aujourd'hui. Quelque chose dont tu n'étais pas fier.
Tu fais maintenant quelque chose dont tu es fier : tu dis qui tu es vraiment.
C'est peut-être difficile, c'est peut-être risqué, mais je ne connais pas d'autres chemins.
Moi, je serai fier d'avoir un ami pour qui je suis si important qu'il vienne me dire en toute transparence, en grande sincérité : "Tu as pensé que j'étais un héros et j'en suis pas un. Je t'ai fait un truc moche, je le regrette, je ne voudrais pas que ca brise notre amitié parce que tu es si important pour moi."



Fiso : Je crois pas qu'il y aie qui que ce soit sur cette terre pour se poser en juge de l'autre. En tout cas, que tu les garde ou que tu les perdes, tu en sortiras meilleur, et ceux qui resteront aussi. Là, tu te sens fragilisé, mais tu verras, bientôt, tu seras fort comme jamais. Et cette victoire face à toi-même, humble et solitaire, sans public pour l'applaudir, elle vaut bien plus que toutes les autres que t'as gagnées, quand tu cristallisais leurs fantasmes, là-haut, sur ton ring.

 
 
        Tu crois ke les choses se passent toujours d'une façon et un jour, elles se passent autrement. Alors, c'est toute ta vie ke tu comprends différente. Et sans rien faire de particulier, tu changes plus en un mois qu'en 5 ans.
 
        Moi cke je croyais, c'est k'on était loyal ou k'on l'était pas. Ca pouvait pas être les deux.
 
        J'croyais aussi ke kan on avait fait un coup de pute, y'avait pas de rémission. Jamais. J'croyais k'on n'avait pas le droit à l'erreur ; en tout cas, pas moi.
 
        J'croyais ke les lois de mon quartier s'appliquaient à chacun d'entre nous. J'croyais ke mes srabs d'avant me pardonneraient jamais de leur avoir menti (
revoir l'histoire du mensonge). Si j'ai affronté leur jugement en face, c'était dans l'espoir de sauver ma gueule. Pouvoir me dire plus tard : "j'ai pas été si crade ke ça", et donc continuer d'exiger d'être  irréprochable. En fait, j'aurais pas parié un centime sur une suite possible à notre histoire.

         Au lieu du rejet ke je craignais, j'ai trouvé l'acceptation de ma normalité. Un sentiment ke je ne peux pas m'empêcher de voir comme de la fraternité. Lorsque ton frère ou ta soeur, au lieu d'en être encore à te reprocher d'être né, explore tout ce k'il ou elle peut partager avec toi. L'expérimente. S'y brûle un peu. Pour le plaisir de se perdre dans une déraison rassurée par la force du lien.
 
         Il n'y a pas de réelle amitié sans l'engagement de soi. Il peut y avoir l'habitude d'être ensemble, l'histoire k'on a partagée. Mais, sans risquer tout pour mieux, il n'y a pas la force de cette intimité profonde ki nous lie.
 
         Aujourd'hui, peu de gens me pardonne autant d'être moi ke ce groupe de srabs ke j'ai trahis. Ca me donne envie de leur faire profiter de ki je suis, peut-être comme jamais.
 

 
 

 



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Trop fort !


 
Kan t'es tout près de ce k'un frère ou une soeur veut cacher de lui-même...
 
L'émotion donne alors de la force au lien.
 
 L'amitié, l'amour s'éclairent autrement.


Ce mois-ci, sur mon blog, c'est le Festival de l'intimité cachée.

 


 
 
 

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