Se protéger

 WAJDI  2

Wesh

 
En attendant les résultats du festival de l'intimité cachée, j'vous propose des trucs un peu zarbis. Avant-hier, poussé par une blogueuse, j'ai essayé de faire du littéraire, et aujourd'hui, avec Petit Beur, on a retrouvé un vieux dialogue qu'on avait eu et k'on n'a jamais publié. La suite de celui-là

Donc pour les nostalgiks de la saison 1, voici un p'tit billet anachronik :
 
 

 
 

 

Petit beur : Au fait Wajdi, comment tu avais commencé à vivre ta sexualité. A vivre des expériences (avec des filles par ex) et surtout comment as-tu ressentis l'attirance pour les mecs?


Wajdi : Ma sexualité, c'est clair ke c'etait d'abord la branle. J'adorais, c'était ouf. Comme on etait plusieurs dans la piaule, c'est une intimité k'on était forcé de partager, sauf à se cacher, ckon ne faisait pas. Moi, fallait ke j'crache mon sperme au quatre coins du lit. Souvent je crachais dans ma main et j'léchais. Les autres fois, c'etait dans les draps et j'm'endormais à coté. Dans la nuit, j'm'en collais partout ; ça me gênait pas. Cki me caractérisait le plus, c'est ke j'avais aucun dégout pour ma sève de vie. Et dans la chambre, j'étais clairement dénoncé comme le plus halouf. J'en étais ni fier ni honteux, et j'aurais pas changer ma relation à ma bite pour rien au monde. J'étais amoureux de mon odeur et j'aurais reconnu celle de chacun de mes reufs entre mille. Franchement c'etait la belle vie à c't'epok. Vers 15 ans, 16 ans. J'en garde des souvenirs impérissables. J'etais déjà très à l'aise avec mon corps en fait, et comme à cet age là, c'est pas courant, ça me donnait un avantage ki compensait mes complexes sur d'otres plans.

Kan j'me branlais, j'pensais au moins autant aux keums k'aux filles. Mais jamais j'ai eu peur d'etre homo. Ca m'a toujours semblé évident ke j'aimais les deux. Pour des raisons différentes. Les mecs : une amitié ki déborde vers un partage intime ki te relie dans le secret. Un lien fort, comme si t'avais commis un crime à deux, mouillés à la même hauteur. Les femmes : la douceur, la tendresse, l'émerveillement, la fraîcheur... l'amour, la différence. Et plus encore.

Mais dans les fait, kelkechose blokait avec les meufs. Alors ke mon reuf les enchainait, moi j'ramais, et j'suis resté puceau jusqu'à 19 ans. J'avais la rage de pas y arriver. D'autant ke je l'voulais vraiment. Mais j'comprennais rien à comment ca marchait. J'étais vraiment dépassé. J'm'aimais trop j'pense ; yavait plus de place pour elle.

Donc j'me rabattais sur les meks. Ca me semblait tellement plus simple. Pourtant j'évitais sagement les lieux pour ca ; j'draguais au lycée, dans la ville, pas trop au club. C'etais d'autant plus intéressant ke c'etait riské et pas gagné d'avance. Mais cki me plaisait c'était la difficulté. Donc yen a pas eu beaucoup, mais ils ont tous compté. Comme Sam par exemple. J'l'avais habitué à me sucer on va dire. Il aimait pas particulièrement, mais j'suis sûr k'il y trouvait son compte. J'aimerais bien le revoir pour en discuter. Savoir ck'il y trouvait. A l'épok, j'm'en battais. Il me suçait, j'me frottais sur lui, c'est cke j'voulais. J'etais un grand espoir de la boxe, le prince de mes parents ; j'trouvais normal d'avoir mon écuyer. Kelle mentalité kan j'y repense ! Mais j'avais pas moyen à c't'epok de penser autrement.

 


Petit beur : La première fois, je pense que je devais avoir 12 ans et je ne sais pas ce qui a pu traverser mon esprit mais quelque chose me poussait à baisser mon pantalon et me toucher... Je ne comprenais vraiment pas mais le fait de se toucher me procurait une sensation de bien-être jusqu'à la jouissance. C'était extra, parce que tout mon corps, tout mon coeur, s'excitait pour entrer joyeusement dans une folle palpitation. J'en tremblais même ! Mais c'est un peu plus tard que j'ai commencé à comprendre, notamment que j'étais homo.


Je me souviens, il y avait en face de mon immeuble un autre garçon. Je devais avoir 14 ans et lui 17/18. Il devait être yougoslave, les cheveux bruns, la peau blanche, les yeux légèrement en amande. Tous les jours je regardais par la fenêtre avec le doux et secret espoir de le voir, l'apercevoir.

En été, parfois il faisait tellement chaud qu'il sortait la tête, et je pouvais le voir torse nu ...

Je n'arrivais bien sûr pas à mettre des mots sur ces émotions. Je ne pouvais pas l'aimer, c'était impossible. Je ne pouvais pas l'apprécier car je ne le connaissais pas. Je ne pouvais pas l'envier ou le jalouser c'était improbable. Non j'avais juste envie d'être près de lui, dans une espèce de relation schizophrène, ni trop proche, ni trop loin.
De son coté, bien entendu il ne me regardait pas, il n'a d'ailleurs jamais du remarquer qu'il était sujet de mon attention. Cela a duré jusqu'à ce qu'il déménage.
J'ai très triste ce jour, mais je ne pouvais pleurer ce qui n'existait pas, ce qui n'était pas vécu et donc valoriser dans ma mémoire. J'ai juste triste d'avoir perdu mon miroir, mon image de la "masculinité"..
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Wajdi : Mon modèle à moi, c'était mon reuf, celui juste au dessus de moi. J'l'observais beaucoup, y compris de près. J'le vénérais, peut être comme toi ton voisin. J'sais pas pourkoi paske objectivement, j'avais pas grand chose à lui envier, mais j'l'idéalisais. Sa force par rapport à moi, c'etait de se foutre pas mal de ck'il faisait et de son image. Il s'en battait de se manger 10 rateaux de suite pask'il savait k'à la onzieme tentative, ça marcherait. Moi j'etais beaucoup plus fermé et plus susceptible. Pareil par rapport au racisme : il trouvait pas ke les gens étaient racistes, alors ke j'etais parano sur ce plan là. Globalement, j'détestais k'on s'foutte de ma gueule. Ca me limitait beaucoup par rapport à lui. J'prenais pas de risque sur le plan narcissique. J'en etais pas capable. J'pouvais pas etre médiocre ; fallait ke j'sois le prince ki brillait dans les yeux de mes renps. Ca motivait, mais ca cassait en meme temps.


Par contre, on délirait pas mal lui et moi. On etait super proches. Et toutes les fois où on s'mettait pas sur la gueule, on était collés l'un à l'autre. Niveau branle, on a partagé pas mal de trucs ossi. J'me souviens d'une fois où on s'etait mutuellement fait une trace en diagonale sur notre torse, avec le sperme de l'autre. Comme si on avait échangé nos substances. J'l'ai gardé la soirée. C'etait un samedi et on est sorti en boite. J'avais sa marque sur moi. Lui s'etait douché. J'étais sûr ke toutes les meufs allaient tomber. N'importenawak ! Comme tu vois, j'étais pas près à m'emballer une fille. J'croyais k'elles kiffaient ma teub autant ke moi. J'oubliais ke c'est moins simple ke ça.

 


Petit beur : Tes expériences ont donc été riches et précoces, en tout cas par rapport à moi. Il m'a fallu attendre longtemps pour que je commence un peu à comprendre les choses, par exemple que les filles ne m'attiraient pas plus que ça... C'est surtout au lycée, quant je voyais tous mes potes fantasmer sur des magazines de cul, tous se comporter limite comme des animaux devant une foufoune (en image bien sur lol) que je me suis dis que je n'étais pas comme les autres.

Ce que que je voulais c'était pas de la "meuf", dessert idéal après le "cheeseburger". Ce dont je rêvais c'était d'un garçon, un complice, un ami, un "grand frère", quelqu'un qui vive avec moi des choses inédites, secrètes. Un homme capable de sécher mes larmes, de me voir pleurer sans me juger, quelqu'un qui soit capable de me prendre dans ses bras, de me câliner... Quelqu'un que je puisse toucher sans dégoût, ni honte, ni peur, que je puisse aussi prendre dans mes bras, à qui je pouvais faire l'amour et tout simplement aimer.

Mais ça au lycée, c'était juste pas possible, dans ma cité, c'était totalement impossible, pour mes proches c'était impensable !

 

 
Wajdi : Ben moi j'trouve kan même k'on est des animaux. On ose ou pas le montrer, mais kan on se retrouve seul, de toutes facons, on a plaisir à etre avec nous-meme. Entre le lycée et le club, j'avais du temps a tuer. Dans les couloirs du metro, j'm'arrêtais, debout contre la balustrade. En frottant ma trik contre la barre, a travers mon survet, j'finissais par gicler. Putain c'etait tellement bon le moment où ca se propulse, ke j'm'en foutais si yen avait plein mon survet.


J'dois avoir une sorte d'inhibition en moins par rapport aux autres. Une lobotomie d'un bout de cerveau. Cki semble sale à d'otres, j'le trouve doux, puissant. Ca fait ke j'ai pas été géné par mon corps, et ça, j'crois ke c'est un mega atout. Ca fait ke tu te poses kelkepart et tu te sens légitime d'y etre, corporellement. L'espace t'appartient. Meme les profs, style tout gringalés, tout inhibés, j'les dominais sur ce plan là. Ca les mettait mal à l'aise de voir un ado ki s'accepte tel k'il est.

 


Petit beur : Ouais des animaux je sais pas vraiment même si j'ai envie de te dire que tu as raison parce que j'ai vu le plus des autres c'est souvent leur coté animal voire animalier... Mais en même temps l'optimiste perdu que j'ai encore envie d'être se refuse à croire qu'on n'est que ça, ou du moins principalement ça...


C'est vrai que ça fait du bien de se lâcher, d'être dans ce rapport instinctif au corps, à la chaire, au plaisir. D'être dans une folle immédiateté.

Je faisais parti moi de ces "gringalets" que tu cites, des gens complexés par leur corps, par leur apparence. Il m'a fallu beaucoup de temps pour arrêter de me déconsidérer, vraiment beaucoup. Et je n'y suis pas arrivé tout seul.

C'est justement lors de mes relations sexuelles avec mes exs que j'ai appris à m'estimer, surtout quant ils me disaient que j'avais un beau corps et qu'ils passaient du temps à me caresser. Je voyais très bien que ce n'était pas du pipo, que ce n'était pas un moyen de "m'avoir" mais qu'il y avait bien une bonne dose de sincérité.

C'est dans leurs regards que je me voyais sous une autre forme, plus désirable, plus sensuel, mes partenaires ont été ces yeux qui m'avaient toujours un peu manqués.

Et toi comment voyais-tu tes partenaires hommes?


Wajdi : J'crois ke kan on nait, on est forcément bien dans son corps. Mais après on le critique, on le juge, paske les otres arretent pas de nous chambrer. J'pense surtout à la p'tite ecole là. Pour moi c'est ca ki casse. Kan on me traitait, j'devenais en rage et j'bastonnais direct. Si bien k'on me sortait ke rarement des insultes. J'laissais pas faire. C'etait vital. J'etais susceptible et la critique me détruisait. Y compris la critique soi-disant constructive des profs. Moi ca me démontait.


Une fois ado, c'etait plus pareil. Paske j'faisais la loi. Et on critique pas l'acné du chef. Ceux ki m'ont fait mal à c't'epok s'en souviennent encore. Restait à mater les profs. Intouchables. Et ca c'etait plus dur pask'il faut faire sans le corps, sans les poings. Avec leurs armes, c'est à dire le regard, le jugement, le mepris. Mais si j'avais pu, j'aurais préféré les marave ke les mépriser. La baston, c'est l'inverse du mépris. C'est dire à l'otre : j'suis pas d'accord avec toi, mais j'te calcule. Kan le mépris c'est : j'te calcule pas, t'es rien, tu sers à rien ! Aujourd'hui, j'comprends les gars ki petent un cable et ki s'attaquent à un prof. J'ressens encore ck'ils vivent au moment où ils frappent. J'cautionne pas mais j'comprends la logik ki mène à ça. Moi c'est paske j'etais agressif k'on m'a fait passer du hand à la boxe. Pour me canaliser. Ca a marché. J'ai arrêté de me mordre au sang la chair entre le pouce et l'index. Mais l'institution scolaire, elle, elle m'a proposé koi pour sortir de ça ? Wallou !


Alors comment j'voyais mes partenaires masculins ? Pas comme les regards ke tu décris. Plus comme des partenaires de jeu. D'otres animaux avec ki on peut s'rouler dans l'herbe. Comme des p'tits tigres. Et comme j'etais dominant, c'est moi ki cherchait à mener le jeu.


C'est cke je faisais ki construisait mon estime. Pas cke les otres en pensaient. L'action. Les ballons ke j'ramenais devant ou ke j'faisais passer entre les blousons k'on avait mis pour faire des buts. Les trucs ke j'construisais : des chateaux forts en cubes jusqu'aux maisons ke je retape. Mon blog, plus ke ce ke les lecteurs en pensent ou en disent. Et bien sûr, l'adversaire amené gentiment jusqu'au sol, par une tactik ke peu de gens pouvaient lire, plus ke la foto du combat dans Punch mag le mois suivant. Donc avec les keums c'etait pareil : kan j'm'étais fait pompé, j'étais fier. Si ca avait été difficile d'y arriver, j'etais encore plus fier. Et l'autre c'était le partenaire avec ki je partageais ce jeu. Un complice respecté et respectant.


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Bon, moi ossi j'ai fait l'exercice de Zoridae et sa bande. Ecrire comme si j'étais
dans la peau d'une meuf. Franchement, c'était pas facile. J'avais pas d'idées. Ke des clichés ki me venaient. Et puis finalement j'ai fait ça. Ca m'a bien fait marrer, mais forcément, vu ke j'connais ma soeur.
 
 

 

     J'attends et je tremble... J'attends dans leur chambre et ce n'est plus comme avant. Ses affaires me dégoutent. Je ne les vois plus pareilles... Leur odeur me dérangent.

 

     C'était le plus loyal de mes frères à mes yeux. Je l'aimais bien. Il me rassurait. En tombant sur son blog. Ca m'a tout détruit de lui. J'ai pas compris wallah... J'ai pas compris. Comment il peut être sale comme ça à l'intérieur. Un truc de malade, wallah !

 

     J'ai été sûre tout de suite... L'intuition. Et puis il y a eu les preuves. Quand il parle aussi de moi. Quand je reconnais l'histoire de notre enfance. La fois où je l'ai surpris, par derrière l'épaule de maman. J'avais pas tout compris à l'époque ; maintenant, je sais tout. Je suis servie... j'ai eu tous les détails sordides. Un truc de malade !

 

     Que c'est sale ce que j'ai lu de lui. Qu'est-ce qu'on a fait... Qu'est-ce qu'on n'a pas vu?.. Quand il laisse entendre qu'il faisait ça avec K et M, pendant qu'on dormait dans la chambre d'à côté. Si ça se trouve, mes autres frères sont encore plus dégueulasses. Et moi j'ai rien vu, wallah. Pendant vingt ans de vie chez nous, j'ai rien vu de sa puanteur ; je n'ai vu que son allure ; je n'ai vu que sa parure. Un monstre en habit de lumière qui s'est éteint dans mon regard de soeur.


     J'ai le coeur qui s'emballe à l'idée de lui parler. J'ai préféré l'attendre dans la chambre. Je ne voulais pas rester avec sa femme, ça m'aurait donné envie de pleurer. C'est trop grave là. J'suis choquée ! wallah !

 


     Avant, j'aimais bien le prendre dans mes bras. Devant la télé, c'est lui qui venait se blottir contre mon sein. Le temps qu'on a passé l'un contre l'autre. Il était encore pur, j'en suis sûre. C'était mon petit frère. Après, je l'ai trouvé réfléchis. Sage. Moderne c'est sûr, mais pas au point d'être déjanté. Les images du blog me reviennent : un truc de malade. J'ai la nausée. Ses fringues, son lit me dégoutent. Je n'ose pas m'y asseoir. Le cuir de son blouson là me retourne le coeur. J'ai l'odeur de son ancienne chambre qui revient à mes narines. Le matin, quand ils y avaient dormi tous les quatre. Je venais aérer. Je crois que je vais vomir.


     C'est un garçon que je sens dans mon ventre. Il ne sera pas comme lui, hamdoullah. Il ne sera pas comme eux. Les hommes de ma famille sont des tarés. Et Wajdi, c'est le diable de la bande ! Je n'arrive pas à y croire.

 

     Cette grossesse m'éloigne de mon corps alors qu'elle devrait m'en rapprocher. Je le sens qui bouge déjà. Il doit sentir le stress. Je ne vais pas les laisser en faire un monstre à leur image. Je le protègerai du vice.


     Mon frère est un lubrique et j'ai rien vu. Il raconte au lieu de le cacher. La honte sur lui pour cinq générations ! C'est tellement obsène de raconter quand ça devrait pas exister. C'est horrible. Il n'y a plus d'amour dans ce qu'il est devenu. Quand je pense que je lui ai présenté mes amies les plus chères, avant qu'il rencontre sa femme... Il me semble si loin quand on était si proches.


     Je vais lui faire avouer. Je veux voir ce qu'il va dire ce zwamel. J'espère qu'au moins il n'a jamais joué le rôle de la femme... Ca me dégoute ! J'veux le faire sortir de moi. Qu'il ne fasse plus partie de la famille. Le zaper. Détruire le blog pour que ça n'existe pas !


 

     Je tremble de ce moment mais je veux lui parler. J'ai la haine contre lui. C'est ce qui me donne cette envie de vomir. Je suis triste de le perdre. Mon petit prince. Ce monstre de frère. Je ne voulais pas qu'il soit autrement !

 

 

     J'entends ses pas, comme si c'était le diable... Les yeux vers la porte, déchirée de l'intérieur. Mon mascara a coulé sur ma joue. Pour la première fois je crois, le regard de mon frère me fait peur.



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      Pour finir, un sujet aukel je suis sensible.




Catégorie : La vie sans ça


Starcrossed
de James Burkhammer
 




 
 

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Catégorie : Avant la vraie sexualité.

 


Mon copain Rachid
de Philippe Barrassat





 
 
 

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Catégorie : Avant la vraie sexualité.





Freunde - The whiz kids
de Jan KRUGER




 
 
 

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Catégorie : la vie sans ça.




Dirty slapping

d' Edouard Molinaro




 


 
 

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Catégorie : Intimité chez les ch'tis.






Un qui la filme
de Jean-Baptiste Delannoy






 
 
 

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Catégorie : la vie sans ça.



Blue
de Remy Schepers








Constitution du jury du festival :  Nous constituons le jury ki filera les prix aux huit courts metrages en compett. (Ca fait sérieux on dirait k'on est 15 à gérer ce blog). J'ai déjà Xelias comme président du jury, et deux membres : Fiso et moi. Il nous faut encore deux membres.
La seule contrainte : voir les huit court-metrages, et participer à un débat msn à 5, entre le 20 et le 30 mai. Donc si ca vous dit, soyez pas timides. Faites le moi savoir par comm ou par mail en cliquant sur 'contact' tout en bas de cette page.


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Catégorie : la vraie vie, les vrais sentiments.
   

Petite faiblesse
d'Arnault Labaronne









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     Cette semaine, avec Le Festival de l'intimité cachée, on sort un peu des films de karaté. J'vous passe chaque jour un nouveau joyau de la sélection.

     Vous pourrez voter en fin de semaine et bien sûr donner votre avis d'intello ou de nase, et toutes les élucubrations sociologiques ke vous allez vouloir trouver dans chacun des courts métrages qui vous sont présentés.

     Les prix ? A la fin du mois. Mais la sélection est déjà un palmarès.

     Aujourd'hui, un film qui tue sa mère.
 
     Bon festival !



Catégorie : Comédie à la Desperated Housewives.


Le garçon à sa maman
de
Katarina LAUNING






 
 
 
 
 
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       Grace à ce petit boitié (900 €) tu peux virer les "batards de la cité d'à coté" ki tiennent les murs de ton pavillon, sans descendre les voir pour leur parler.
 
        T'inkiet pas pour tes oreilles, les ultrasons k'il émet ne sont audibles ke par les cons jeunes.
 
        Malheureusement, la justice n'autorise pas son utilisation en France. Mais le Ministère de l'Identité Nazionale, des Murs Propres et des Trouillards va peut-être nous chier une nouvelle loi ki te permettra de l'installer.
 
      Faudra kan même faire gaffe à pas t'électrocuter en le posant.
       
 
 
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Jean :  Tu avais fait quelque chose qui te pesait encore aujourd'hui. Quelque chose dont tu n'étais pas fier.
Tu fais maintenant quelque chose dont tu es fier : tu dis qui tu es vraiment.
C'est peut-être difficile, c'est peut-être risqué, mais je ne connais pas d'autres chemins.
Moi, je serai fier d'avoir un ami pour qui je suis si important qu'il vienne me dire en toute transparence, en grande sincérité : "Tu as pensé que j'étais un héros et j'en suis pas un. Je t'ai fait un truc moche, je le regrette, je ne voudrais pas que ca brise notre amitié parce que tu es si important pour moi."



Fiso : Je crois pas qu'il y aie qui que ce soit sur cette terre pour se poser en juge de l'autre. En tout cas, que tu les garde ou que tu les perdes, tu en sortiras meilleur, et ceux qui resteront aussi. Là, tu te sens fragilisé, mais tu verras, bientôt, tu seras fort comme jamais. Et cette victoire face à toi-même, humble et solitaire, sans public pour l'applaudir, elle vaut bien plus que toutes les autres que t'as gagnées, quand tu cristallisais leurs fantasmes, là-haut, sur ton ring.

 
 
        Tu crois ke les choses se passent toujours d'une façon et un jour, elles se passent autrement. Alors, c'est toute ta vie ke tu comprends différente. Et sans rien faire de particulier, tu changes plus en un mois qu'en 5 ans.
 
        Moi cke je croyais, c'est k'on était loyal ou k'on l'était pas. Ca pouvait pas être les deux.
 
        J'croyais aussi ke kan on avait fait un coup de pute, y'avait pas de rémission. Jamais. J'croyais k'on n'avait pas le droit à l'erreur ; en tout cas, pas moi.
 
        J'croyais ke les lois de mon quartier s'appliquaient à chacun d'entre nous. J'croyais ke mes srabs d'avant me pardonneraient jamais de leur avoir menti (
revoir l'histoire du mensonge). Si j'ai affronté leur jugement en face, c'était dans l'espoir de sauver ma gueule. Pouvoir me dire plus tard : "j'ai pas été si crade ke ça", et donc continuer d'exiger d'être  irréprochable. En fait, j'aurais pas parié un centime sur une suite possible à notre histoire.

         Au lieu du rejet ke je craignais, j'ai trouvé l'acceptation de ma normalité. Un sentiment ke je ne peux pas m'empêcher de voir comme de la fraternité. Lorsque ton frère ou ta soeur, au lieu d'en être encore à te reprocher d'être né, explore tout ce k'il ou elle peut partager avec toi. L'expérimente. S'y brûle un peu. Pour le plaisir de se perdre dans une déraison rassurée par la force du lien.
 
         Il n'y a pas de réelle amitié sans l'engagement de soi. Il peut y avoir l'habitude d'être ensemble, l'histoire k'on a partagée. Mais, sans risquer tout pour mieux, il n'y a pas la force de cette intimité profonde ki nous lie.
 
         Aujourd'hui, peu de gens me pardonne autant d'être moi ke ce groupe de srabs ke j'ai trahis. Ca me donne envie de leur faire profiter de ki je suis, peut-être comme jamais.
 

 
 

 



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       Vous êtes cons, vous me disiez au début ke j'ecrivais comme Jean Genet. (Vous me l'dites plus jamais bande de batards !) Vous m'avez conseillé de lire ses boukins ke j'ai jamais été foutu d'ouvrir. Et vous m'avez jamais dit k'il avait fait un film :


 
 






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     "Un peu de douceur dans un monde de brutes" k'elle dit. Et elle y met du sien ossi. Total : j'ai kiffé son texte et sa façon d'aimer son keum :

 
   

        Jalouse moi ?

   J'avoue que mon homme m'inspire, une grande confiance, je ne me pose même pas de question! Et même si une fille venait à être séduite par mon homme, je trouve ça plutôt normal! En effet il est beau, mais sa beauté est avant tout une beauté intérieure. J'éprouve un sentiment de fierté et je me sens belle près de lui. Je lui dit au moins une fois par jour qu'il est "beau", je suis en admiration devant lui! Devant ce qu'il est, ce qu'il dégage.

Et il a ce je ne sais quoi, ce truc qui ne s'explique pas. C'est un être à la fois ouvert d'esprit et mystérieux, qui naturellement inspire la confiance. Il ne cherche pas à séduire, ça ne l'intéresse pas, mais sans s'en rendre compte il charme naturellement!

Alors il est normal que tout le monde l'aime, et même si je serai malheureuse de ne plus être près de lui, je sais qu'il ne m'appartient pas. Il est libre mon homme, libre comme l'air, personne ne peut le contraindre à faire ce qu'il ne souhaite pas, ou l'apprivoiser, et même pas moi, après autant d'années...

Et malgré le temps qui passe, j'ai souvent le sentiment lorsque je le regarde, qu'il est toujours l'inconnu qu'il était au premier jour car je suis incapable de deviner ses pensées, de savoir ce qui le préoccupe, car nous sommes deux êtres totalement différents, avec chacun nos occupations, nos sensibilités et notre indépendance.

Et malgré les quelques soirées avec ses collègues féminines, j'ai toujours eu confiance, car j'ai sans cesse le sentiment que lui laisser la liberté c'est le meilleur moyen de l'aimer!


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Trop fort !



Pateauger dans l'eau kel kiff !






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